Le 25 juin, l’Université de Paris-Cité et l’AP-HP (les hôpitaux de Paris) ont organisé en partenariat avec la chaîne YouTube PUMS un événement sur les fausses informations dans la santé. [1]
L’amphithéâtre était relativement plein.
C’était un public de lycéens, d’étudiants et de professionnels de santé pour l’essentiel : un public acquis à la cause du jour.
Une invitation avait été envoyée à tous les étudiants de l’université.
Mais l’événement était ouvert à tous. Je me suis donc inscrit et je m’y suis rendu.
Les huiles étaient présentes
L’université Paris-Cité et l’AP-HP se sont beaucoup mobilisées pour cet colloque et ont réuni notamment:
- Nicolas Revel, directeur de l’APHP.
- Christine Guillard, directrice du pôle recherche de Paris-Cité ,
- Matthieu Resche-Rigon, Doyen de la faculté de santé de Paris-Cité
- Boris Hansel, endocrinologue, youtubeur et animateur de la journée.
Bref, il y avait du beau monde.
Le nom de ces personnes est important.
Si demain une nouvelle crise covid survient, c’est probablement par ces médecins que l’information officielle sera façonnée et présentée.
Ils ont prononcé des discours écrits et bien construits.
Ce n’est pas un détail. C’est le signe qu’ils avaient préparé avec attention cet événement.
Boris Hansel a expliqué qu’il était important de “décontaminer” un maximum de personnes de ces fausses informations “qui font mal.”
Après l’introduction, quatre thématiques ont été abordées :
1/ « Les vaccins provoquent l’autisme »,
Cette séquence a été animée par le journaliste Olivier Hertel au journal Le Point et Odile Launay, infectiologue (Université Paris Cité, AP-HP Cochin).
Retour sur l’affaire Wakefield
Le journaliste a évoqué l’affaire Andrew Wakefield de manière partielle et partiale.
Pour lui, l’étude menée par ce gastro-entérologue anglais de l’Université de Londres était frauduleuse et elle a été rétractée.
Mais il a oublié de préciser que, dans cette affaire, il y a eu un procès contre trois médecins :
- Andrew Wakefield, auteur principal de l’étude,
- Simon Murch, co-auteur de l’étude,
- John Walker-Smith, directeur du département de gastro-entérologie.
L’ordre des médecins les a poursuivis.
En première instance, Murch a été innocenté mais Wakefield et Walker Smith ont été condamnés pour mauvaise conduite par l’ordre des médecins.
Wakefield n’a pas fait appel de cette décision. Et il a quitté le Royaume-Uni.
Walker-Smith est resté et a fait appel de la condamnation. Il a été innocenté par la justice.
Les juges ont même considéré que dans cette affaire, l’ordre des médecins avait été trop loin et qu’il faudrait le réformer ! Cela a été relayé par la presse anglaise, notamment la BBC [2] et The Guardian. [3]
Andrew Wakefield aurait donc pu être innocenté également.
En d’autres termes, l’étude n’était peut-être pas scientifiquement acceptable, mais la fraude n’a pas été retenue par la justice qui a même critiqué le rôle joué par l’ordre des médecins dans cette affaire.
J’ai demandé au journaliste pourquoi il n’avait pas parlé du procès dans cette affaire.
Il a répondu, un peu embêté, qu’il n’était pas au courant qu’il y avait une procédure judiciaire !
Continuer à présenter cette affaire comme l’histoire d’une étude frauduleuse est en fin de compte… Une fake news !
Pour autant, l’étude a, en effet, été rétractée. Elle n’a pas été reconduite.
Il n’existe pas aujourd’hui de preuves acceptées que la vaccination provoque l’autisme.
Une poignée de scientifiques s’inquiètent de la sécurité des vaccins…
En revanche, certains scientifiques comme Brian Hooker pensent que le cumul des vaccins aux Etats-Unis (28 vaccins en 3 ans chez les nourrissons) et l’utilisation de l’aluminium pourraient provoquer des effets secondaires graves, dont l’autisme. [4]
Ce n’est donc pas une “fake news” mais une hypothèse scientifique minoritaire.
Elle est combattue par les autorités qui craignent qu’elle n’influence les taux de vaccination.
Mais cela fait partie intégrante du débat scientifique.
On reconnaît les effets secondaires mais on oublie les victimes…
Odile Launay, a précisé que les vaccins pouvaient provoquer des effets secondaires et que ce fait était reconnu.
Pour elle, cependant, les bénéfices l’emportent sur les risques.
Elle n’a, cependant, pas eu un seul mot pour les victimes de la vaccination qui sont sacrifiées pour la cause.
Je crois que cela est dû au fait qu’elle n’y a jamais pensé. Pour elle, les effets secondaires graves ne sont pas significatifs d’un point de vue statistique.
Mais même un petit pourcentage dans un grand graphique se traduit, sur le terrain, par une réalité humaine douloureuse.
Quand des parents voient la santé de leur enfant basculer après une vaccination, c’est forcément un traumatisme et non pas une statistique malheureuse !
2/ « Jeûner permet de soigner le cancer »,
Cette session était animée par Sandrine Cabut (Le Monde) et Bruno Raynard (médecin nutritionniste à Gustave Roussy).
La présentation du médecin nutritionniste a été complète et nuancée.
Il a cité le documentaire de Thierry de Lestrade sur Arte sur le jeune. [5]
Il a expliqué que c’était un très bon documentaire, qui méritait d’être vu même si, selon lui, les réalisateurs auraient aussi pu interviewer des médecins moins favorables au jeûne.
Il a aussi évoqué dans le détail les travaux de Valter Longo, gérontologue italo-américain qui travaille depuis longtemps sur le jeûne et dont les résultats chez des modèles animaux sont encourageants.
Pour Bernard Raynard, les études sur les humains ne sont pas satisfaisantes à ce jour.
Cela ne veut pas dire que les patients ne peuvent pas effectuer des jeûnes s’ils le souhaitent pour accompagner leur cancer.
Mais il rappelle qu’aucun résultat n’est garanti et que, par ailleurs, le vrai problème chez la plupart des malades est la dénutrition.
3/ « Manger 3 œufs ou plus par jour, c’est excellent pour la santé »
Cette intervention, animée par Olivier Hertel et Boris Hansel visait à rappeler que les jaunes d’œufs contiennent du cholestérol et qu’il ne serait pas bon d’en prendre plus d’un par jour.
Les données sur le sujet sont, de toute façon, limitées.
Boris Hansel a rappelé qu’il fallait être prudent face aux modes en matière de nutrition.
C’est un point qui fait plutôt consensus.
4/ «Covid, hantavirus, Ebola : on nous cache les bons traitements »
Cette dernière problématique a été traitée par Sandrine Cabut (Le Monde) et Xavier Lescure (Université Paris Cité, AP-HP Bichat).
La question des traitements du covid a été rapidement écartée.
Les autorités considèrent qu’elles ont bien fait leur travail et que les études ont montré que les traitements contre le covid ne fonctionnaient pas.
Évidemment, les médecins qui ont utilisé avec satisfaction sur leur patientèle de l’ivermectine, de l’azithromycine ou d’autres thérapies se seraient étranglés en entendant des informations aussi tranchées.
Mais Xavier Lescure a souhaité s’exprimer sur autre chose. Il a expliqué que, depuis les années 2000, les épidémies augmentent.
Il a ajouté que le monde est en train de vivre ce qui était prévu par les experts du Club de Rome dans le rapport Meadows de 1972.
Pour lui, le monde a besoin de plus de sobriété.
Il n’a pas été jusqu’à vanter un programme structuré de dépopulation, mais on n’était pas très loin.
Enfin, il a défendu l’industrie pharmaceutique et dénoncé l’attitude des complotistes.
Chaque camp invoque la raison, la science, les études, les journaux scientifiques…
Et pour conclure : un mot sur Didier Raoult
En rentrant de cette après-midi de conférences, j’ai écouté une interview croisée de Didier Raoult et Christian Peronne dans le cadre de l’émission Bistrots libertés animée par Bertrand Morillot. [6]
Quelle différence de ton ! Et de sujets !
Ils ont évoqué, les ovnis, la conquête de l’espace, le covid, la gestion de la pandémie, Christine Cotton et les scientifiques qui disparaissent mystérieusement, la politique française depuis 50 ans, les journalistes, la justice, la pédocriminalité, etc.
Bref, c’était animé ! Le pluralisme a du bon !
Didier Raoult a notamment fustigé le parisianisme et la volonté d’un petit groupe de personnes qui, depuis la capitale, veulent dire à tout le monde comment il faut penser.
Cette sortie bravache m’a fait sourire après l’après-midi que j’avais vécu.
Vous retrouverez l’ensemble de ces entretiens ici.
À votre santé,
Augustin de Livois
Références
[1]https://u-paris.fr/sante/le-grand-debunk-de-la-sante-une-experience-interactive-a-vivre-le-25-juin/ [2] https://www.bbc.com/news/health-17283751 [3] https://www.theguardian.com/society/2012/mar/07/mmr-row-doctor-appeal [4] https://link.springer.com/article/10.1186/2047-9158-3-16 [5] https://www.arte.tv/fr/videos/118244-000-A/le-jeune-enquete-sur-un-phenomene/ [6] https://www.youtube.com/watch?v=yK5ks8WZIo0
que pensent les médecins sur le trop plein de vaccinations sur les bébés ?
Le mensonge de ces « huiles » continue (6 ans apres le Covid) !
Evidemment que l’hydroxychloroquine couplée à l’azithromycine était efficace sur le Covid( voir D Raoult et certains médecins Alsaciens auxquels l’Ordre des Médecins a demandé de se taire . L’ivermectine aussi est efficace sur le Covid
Quant au vaccin Covid ,en phase d’essais ,il provoque toujours des victimes :AVC , tromboses, myocardites, cancers
IL faudra penser à ces remèdes ,ainsi qu’à l’Artemisia annua pour les prochaines épidémies.
Cordialement
Bernard Marty Pharmacien
Ce Compte rendu me semble nuancé et honnête.
Je reste donc perplexe sur le « recommandations » d’une certaine « officialité » à propos de l’information diffusée par les media dont on observe les connivences avec le « système de domination » socio-économique actuel.
Quant aux injections que l’on persiste à appeler « vaccins » alors qu’il s’agit de tout autre chose bien plus complexe (par exemple la manipulation d’ARN messager dont on est loin d’avoir une connaissance complète), il me semble que le principe de précaution (récemment remis en cause par les législateurs) ne semble pas faire le poids face aux logiques de profit des multinationales du médicament et de la santé.
Le totalitarisme du marché et sa logique de marchandisation généralisée nous mène à la catastrophe comme cela devient désormais constatable par toute personne qui ne se réfugie pas dans le déni.